Encore un effort épicuriens…
Encore un effort épicuriens pour être épicuriens. Se contenter de peu est facile, le corps et la Nature prennent le relai d’une conscience gâtée et qui se torture facilement.
Le plus difficile aujourd’hui est de se soustraire au trop et de le supporter : trop de bruit, trop de gens, trop d’informations, trop de corruption, trop d’égoïsme, trop d’égocentrisme, trop d’insouciance, trop de sérieux, trop de travail, trop de folie, trop de raison, trop d’ignorance, trop d’hébétude, trop de cynisme, etc.
Ce n’est pas un hasard si l’épicurisme s’est d’abord incarné concrètement comme un retrait modéré du monde. Les faubourgs de la ville, les marges proches de la civilisation, les amis plutôt que les amants, le jardin plutôt que la terrasse. Voilà un lieu profitable, bon pour accueillir aussi bien les fatigués que les enthousiastes — pour accueillir des philosophes.